Sans titre

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Sans titre

Tu ne savais pas si tu devais te présenter en introduction de ce texte. Pour dire de quel point de vue tu parles, et pour permettre au lecteur de comprendre l’ensemble de tes propos. Essayant donc de te présenter, tu réalises : Se présenter, ou plutôt écrire une brève présentation, c’est déjà rendre visible certains aspects, en cacher d’autres. C’est une fois de plus, taire des choses qui méritent pourtant d’être dites.

N’ayant pas trouvé de manière satisfaisante de te présenter, tu décides de ne pas le faire. Pour garder le plus de spontanéité, pour garder le champ le plus large possible. Les éléments autobiographiques nécessaires pour appréhender ton témoignage n’ont pas d’autre but, justement, que de soutenir ton témoignage. Tu ne veux pas, en choisissant un vocabulaire et une hiérarchie pour te présenter, déjà revendiquer quoi que ce soit. Et affaiblir le reste de ton discours. Mais en fin de compte, ne pas se présenter, n’est-ce pas aussi une manière détournée d’en dire beaucoup sur soi ?

Septembre 2013. Tu es en Islande, en Erasmus. Tu n’as pas trop de cours, tu découvres de nouvelles expériences, de nouvelles personnes, et tu te projettes dans l’avenir. Tu penses à quelques projets créatifs. Et déjà à ton retour, un peu. Surtout à une certaine conversation, difficile et pleine d’enjeux, que tu auras avec l’administration de ton école : Janvier 2014. « Coucou, c’est moi. Vous vous souvenez, en septembre 2012, quand je suis venu vous faire part de mon intention de changer de genre ? »

Tu avais rencontré à l’époque le responsable de la scolarité, qui t’avais dit : « Je ne peux rien faire pour vous tant que vous n’avez pas changé, l’infirmière sera votre interlocutrice principale. » Basta.

Modifier ton prénom sur les listes ? Impensable, elles sont reliées à L’INSEE. Mettre au courant les formateurs ? Mais voyons, il s’agit d’une « affaire privée ».

Tu venais de faire ton coming out généralisé, à tous tes amis et toute ta promo. Tu commençais le suivi psy, puisqu’en France, pour faire une transition, il ne faut pas avoir de troubles psy. C’était déjà une période chargée émotionnellement. Alors tu n’as pas insisté avec cette administration, te sentant trop fragile pour affronter, en plus du reste, une telle indifférence emprunte d’hostilité. Tu as quand même eu des bonnes surprises, comme cette prof qui a utilisé le bon prénom toute l’année, sans jamais te poser de questions. Ou cette autre, qui t’a carrément demandé comment tu préférais qu’elle t’appelle. Et des moins bonnes, comme cette autre prof, qui porte indubitablement le nom de son époux, et qui n’a rien voulu savoir sur ton prénom.

Malgré quelques erreurs, tes amis, et même tes camarades en général, ont été très bons. Tu n’es même pas sûr qu’il soit correct de dire « très bons ». Ils ont été respectueux, tout simplement.

Mais c’est qu’à force de t’entendre dire par les administrations ou par à peu près tous ceux qui ne te connaissent pas, et que ta vie ne regarde pas, que « tu t’engageais dans une voie difficile, que tu allais être marginalisée » tu aurais pu finir par y croire.

Tous ces biens pensants, ces spécialistes, ces institutions, tellement oppressants et sûrs de leur bon droit de te réduire au silence. A ce jour, c’est de leur part que tu as subi les violences les plus frontales.

Entouré des gens qui comptent, tu as continué ton année, tracé ta route. Été accepté pour ton semestre en Islande. Décroché un stage où tu étais « la seule fille du labo » Euh, quelle fille ?

Te voilà donc en Islande, à te projeter sur cette fameuse discussion de janvier 2014. Où tu vas revenir à la charge, jusqu’à ce que tu obtiennes le respect de ton identité. A défaut de son respect, qu’ils en reconnaissent enfin l’existence. Quitte à y retourner toutes les semaines. C’est un combat.

Dorénavant, tu te sens prêt à le mener.

Mais tu es clairement déçu par le comportement de ton établissement. Lors de ton arrivée dans l’école, en septembre 2011, tu avais déjà dû aller les voir, pour leur faire part d’une autre « affaire privée » : Tu es en situation de handicap. Concrètement, ça ne change pas grand chose pour eux : tu suis les cours normalement, sans assistance humaine ni technique, tu te déplaces dans l’établissement sans problèmes, bien qu’un peu plus lentement. Tu participes à tous les examens. Tu demandes juste le droit de t’asseoir pour les examens oraux.

Le jour où tu leur présente cette autre « affaire privée », l’administration te déroule le tapis rouge.

Elle s’assure que tu as trouvé un logement adapté, bien situé. Que tu as des ressources financières, un soutien affectif. On te demande quelle est la meilleure façon d’en parler aux autres étudiants, aux formateurs. Pour que tu sois à l’aise. Tu comprends qu’en face, on est prêt à se mettre en quatre pour toi. Tu n’en demandais pas tant. Mais c’est la première fois, et ça te fait bien plaisir.

Bien que l’évidence te saute aux yeux désormais, il faudra attendre septembre 2013, que tu sois sur ton caillou volcanique au milieu de l’Atlantique, loin de cette administration, pour que tu réalises enfin le parallèle entre les deux situations. Avec les mêmes personnes, dans le même lieu, à un an d’intervalle. (Non, ce n’est quand même pas une tragédie classique)

Tu l’as trouvé, ton projet créatif ! Ni une, ni deux, te voilà parti : Tu vas écrire un court métrage, mettant en scène les similarités frappantes entre ces deux rencontres. En soulignant bien à quel point ces « affaires privées » si semblables ont un traitement qui varie du tout au tout.

Le temps passe, on est en novembre. Tu te plais toujours en Islande. L’écriture de ton projet avance à son rythme. Tu as rencontré l’association LGBT du campus, tu te fais des amis islandais et internationaux, cis et trans, homo, bi et hétéro. Tu participes à des voyages, parce que c’est ça, aussi,

Erasmus.

La première équipe, tu ne la connais pas trop avant le voyage. Tu réalises, mais un peu tard, qu’ils sont passionnés de randonnées, et que ta condition physique ne te permets ni de suivre, ni de profiter. A la fin d’une balade, ton corps ne suit plus, et tu chutes à plusieurs reprises. On te propose de l’aide. A cause d’une espèce d’honneur, de pudeur ou de honte, de fierté mal placée peut-être, tu ne sais pas trop, mais tu refuses. Ils te prennent pour un mec cis, et tu passes ta journée à flipper de devoir sortir tes papiers ou trouver des toilettes.

La deuxième équipe, ce sont des lesbiennes et un gay qui connaissent ta situation. Tu refuses sans honte d’aller te baigner dans les sources chaudes. Pour autant, tes camarades ne renoncent pas à y aller, et tu es content pour eux. Tu restes à côté en blouson, tout va bien. Vous faites une balade tous ensemble, et tu oses demander à quelqu’un de te donner la main pour marcher sur des cailloux glissants. Ça à l’air de rien, dit comme ça. Ça à plutôt l’air logique, le bon sens élémentaire. Mais pour toi, c’est une victoire. D’habitude, tu es du genre à préférer te casser la gueule dans le bus plutôt que de solliciter une place assise. Voire même à refuser une place assise qu’on te proposerait poliment. Toujours ce sentiment bizarre, cette fierté-pudeur-honte-honneur. Mais ce jour-là, tu as osé demander de l’aide.

En y repensant, aujourd’hui encore tu en es tout ému. Du genre fier d’avoir osé, d’avoir relevé un défi.

C’est vrai qu’il y a du mouvement dans ta tête, cet automne, et tu en es content. C’est peut-être à cause du vent qui souffle sur l’Islande? Entre ce défi à toi-même relevé avec succès, et le respect total de ton identité par tes camarades et professeurs, tu sens qu’un cap a été franchi. C’est un peu comme le doute, mais en positif. Bientôt, tu le sens, plusieurs fils directeurs de ta vie vont se croiser. Ou se démêler, peu importe. Ce qui compte, c’est que tu es à l’aube d’importantes découvertes sur toi…

Le déclic, une fois de plus, c’est ton projet de court-métrage. Il se concentre sur comment deux aspects fondateurs de ton vécu ont été reçus une seule et même institution. Accepter ton handicap, reconnaître ton identité. Handicap, identité. Merde, il y a un lien…

En y repensant, la graine avait été plantée en toi il y a presque quatre ans.

On est à l’hiver 2010. Les JO de Vancouver commencent pendant tes vacances scolaires. Tu n’as jamais été fan de sports à la télé, mais pour le coup, tu as toujours trouvé les sports d’hiver impressionnants à l’écran. Tu les regardes autant pour les performances sportives que pour la prise de vue et le montage, mais le résultat est là : Tu es en vacances, et tu regardes le ski, le bobsleigh et le hockey sur glace à la télé. Les Jeux se terminent, les vacances aussi… Mais toi, tu décides d’enchaîner sur les performances des Paralympiques. Direction YouTube, parce que non, c’est pas comme si les français (ou les autres) avaient du temps de cerveau disponible pour ces ersatz de Jeux

Olympiques. Et puis, même pour France Télévisions, financée par vos impôts à tous, y compris ceux des travailleurs handicapés, un fauteuil roulant ou un membre en moins, c’est pas très sexy.

Alors tu te retrouves sur YouTube.

Rien que ça, déjà : On ne peut pas regarder les Jeux Paralympiques en famille, après dîner, en jouant à la belote. Ces épreuves-là, tu vas devoir les regarder devant ton PC, tout seul. Tu as 17 ans.

Certains de tes camarades se cachent le soir pour regarder du porno, et toi, tu te caches pour regarder du hockey sur luge. Après ça, comment veux-tu réussir à parler de handicap sans ressentir une gêne, un tabou ?

Ces nuits (à cause du décalage horaire) passées dans ta chambre sombre, le casque sur les oreilles, les yeux rivés à l’écran, constituent ton premier contact avec le handisport.

Pendant les quatre années suivantes, et jusqu’à aujourd’hui, tu as gardé ce rapport d’attirance-répulsion, sorte de curiosité pudique et inavouable, avec le handisport. Toujours grâce à Youtube. Tu suis toujours la chaine Paralympic Games, même si tu ne regardes plus les nouvelles vidéos.

On en est là de ta prise de conscience encore floue, quand à cet automne 2013, le hasard met devant tes yeux, sur un blog participatif que tu consulte de temps à autres et qui célèbre les identités fluides, la photo d’une jeune personne très androgyne, assise sur un fauteuil roulant. Toi-même, tu n’as jamais été utilisateur régulier de fauteuil roulant. Mais tu t’identifies, bien plus que tu ne veux l’admettre.

Cette identification te pousse à en apprendre plus sur la personne de la photo. On peut dire que ça tombe bien : Elle tient un blog sympathique, et une chaîne YouTube. Sur laquelle elle parle principalement de son rapport à son handicap, et un tout petit peu de genre.

Ça y est. Ce soir, il vient de t’arriver un truc de dingue. Tu es passé par « la petite porte » du genre, qui t’a servi de prétexte à aller plus loin, mais on y est : tu as osé entrer dans ce monde du handicap, qui te faisait du pied depuis si longtemps. Qui attisait ta curiosité, et qui te faisait peur.

Tu passes donc ta nuit, passionné, à lire le blog et a regarder les vidéos de cette jeune fille. Parce qu’en fait, ce n’est pas un trans comme tu le pensais, juste une adolescente androgyne. Mais ça, c’est tellement secondaire.

Tu te rends bien compte, même si tu as l’impression d’avoir découvert quelque chose d’incroyable, que ces vidéos-là ne sont pas extraordinaires. Qu’il doit y en a d’autres avec un contenu similaire sur

Youtube. Ce que tu réalises surtout, c’est qu’elles t’ont permis d’entendre les bons mots, au bon moment. Quelques semaines avant ou après, ou découvertes dans un autre contexte, elles n’auraient certainement pas eu le même effet.

Une vidéo, en particulier. Intitulée « Showing How I Walk In My Orthotics ». Tu n’en portes pas pour marcher, mais ça fait partie de ton passé. Avant de cliquer, tu as une sorte de gêne. A la fois l’envie de regarder, mais assortie d’un sentiment voyeuriste.

Et puis la curiosité l’emporte. Tu cliques, et tu la vois qui marche, avec ses atèles. Ça dure une vingtaine de secondes, le temps de faire un aller-retour dans le champ de la webcam. Sans le moindre mot. Juste une petite démonstration, un aller-retour. Presque clinique. Ça se passe de commentaires. Mais ce sont les réactions que cette vidéo suscite en toi qui sont intéressantes.

La première : « Wahou, elle ose montrer ça sur YouTube ! » Immédiatement suivie par la seconde : « Tu es un idiot fini. » Parce que dès que tu marches, tu marches quasiment pareil. Ce n’est pas sur

YouTube, certes, mais à chacune de tes interactions sociales, à chaque pas que tu fais dans la rue, que tu le veuilles ou non, tu fais bien involontairement une démonstration analogue à la sienne. Et tu réalises – mieux vaut tard que jamais – que jusqu’à présent, tu croyais, sincèrement, que ton handicap ne se voyait pas, ou peu.

Cette vidéo, en fin de compte, elle te fait comprendre un truc fondamental : Ton handicap fait pleinement partie de ton identité sociale. Ce que tu pensais être un truc intime et personnel, dont tu t’accommodes car de toutes façons tu n’as pas le choix, c’est en fait une partie de toi qui est sans cesse exposée et publique.

C’est quand même dingue, quand t’y penses, de ne découvrir qu’à 21 ans que ton handicap est visible. D’ailleurs, tu en es sûr : Cette ignorance pendant toutes ces années, elle n’est pas due qu’à ton aveuglement, mais surtout à celui de la société. Tout le monde sait que « ça » existe. Quelque part. Mais pourtant, non. Le handicap existe, mais uniquement en tant qu’abstraction. Que concept, bien normé, bien défini, qui ne dépasse pas.

Comme ta professeur d’histoire-géo, en classe de seconde. C’était un cours d’éducation civique, et elle parlait, justement, des avancées législatives qui devaient aider l’intégration des personnes handicapées dans la société. Elle avait donc demandé, à la cantonade, comme avec ses autres classes : « Est-ce que vous en voyez souvent, vous, des handicapés ? Au lycée, dans la ville… ? » Tu imagines qu’elle attendait un « non » collectif, qui aurait peut-être permis à la classe de mesurer à quel point ils sont invisibles dans l’espace public.

Au lieu de cela, c’est toi qui a répondu « Y a moi, quand même ». Tu t’es senti très bizarre, en le disant. Ça sonnait presque faux. On ne pouvait pas plaquer ton expérience sur l’image d’Epinal.

C’était la première fois, pourtant, que timidement, tu affirmais ton statut. Au-delà des rôles ou des apparences.

Grâce à ton vécu trans, tu as appris ce que c’était, de t’affirmer envers et contre tous. Quand tu es trans, c’est toi-même, qui un beau jour, après tant d’autres jours d’introspection, déclare : Je suis trans. Faire face aux tempêtes. Contre toi-même, dans un premier temps. Ta tempête intérieure, le tourbillon du doute. Et puis contre autrui.

Contre ces personnes (in)consciemment très violentes, tu as du rester stoïque : « Je t’affirme, une fois de plus, que je suis trans ». C’est une histoire d’autodétermination.

Tu ne choisis pas d’être trans, mais tu choisis de l’affirmer. En fait, tu ne choisis pas vraiment de l’affirmer : C’est plutôt que pour le vivre, tu es obligé de faire un coming out.

Dans ton expérience du handicap, c’est le contraire : Tu peux dire que tu as passé toute ton enfance à nier l’existence et la réalité de ton handicap. Contre les adultes, contre les professionnels, qui t’en renvoyaient la réalité à la figure. Esprit de contradiction ?

Finalement, tu te plais à croire qu’il ne s’agissait, une fois de plus, que d’une exigence d’autodétermination. Du haut de tes 5 ans, sans comprendre certaines choses que tu as apprises entre temps. Tu exigeais le droit de te définir toi-même. Et l’image de petite fille handicapée que ton entourage et la société te proposaient ne te correspondait pas.

Ça doit être pour ça que tu as commencé le judo à l’école primaire. Et que tu as finalement opté pour le taekwondo au collège. Même si tu n’as jamais envisagé une carrière de Jackie Chan, le fait d’évoluer dans un environnement très masculin et fasciné par la performance, ça a été ton petit bout d’autodétermination.

Ce mot, autodétermination, tu ne l’as découvert que récemment, utilisé par des personnes trans.

Mais pourtant, tu as l’impression que c’est comme ça que tu as toujours envisagé ta vie : Assumer tes désirs, tes choix, tes besoins.

Aujourd’hui, alors que tu découvres la réalité sociale de ton handicap, à l’âge de 21 ans, et que cela t’interpelle, tu réalises qu’une fois de plus, tu vas franchir un cap dans ton autodétermination.

Tu ne te sens pas (encore) capable de t’approprier une dénomination comme « handi », tu en restes (encore) aux mots que les valides utilisent.

Pour autant, tu as décidé de franchir un cap pour assumer cette part de ton identité. Dans la vie quotidienne, tu sens que tu es en bonne voie. Parler. Ne pas te cacher. Non, tu ne fais pas de vélo.

Pas parce que tu n’en as pas, parce que tu n’en fais pas. Oui, voilà.

Mais cette fois-ci, tu veux aussi un symbole. Une fois de plus, il va passer par le sport. Mais pour la première fois, ça sera un sport d’équipe. Auparavant, tu n’as jamais pu t’intégrer à une équipe, justement à cause de ton handicap. Tu vas prendre ton courage à deux mains, et dès ton retour dans ta région, passer un coup de fil à une équipe à ta mesure. Une équipe à ta démesure ? Un club où tu pourras venir juste pour pratiquer ton sport. Sans devoir rassurer l’entraineur sur sa compétence à t’entrainer. Ou sur ta propre aptitude à écouter ton corps et tes limites. Les limites, justement. Dans tous les sports que tu as pratiqués avant, à un certain point, ta marge de progression était bloquée. Et tu le savais, avant tout le monde. C’est toi, qui à 11 ans, a dit à ta prof de judo que tu ne t’inscrirais pas l’année suivante, parce que tu voyais l’abîme infranchissable qui s’ouvrait devant toi, et qu’elle ne pouvait pas encore voir.

Prédire ce que te dira un coach au bout de plusieurs mois, c’est fini. Tu vas rejoindre une équipe où tes membres inférieurs ne comptent pas. Les abîmes infranchissables que tu détectes comme un radar, tu t’en laves les mains. Que tu sois mauvais ou talentueux, tu fermes les yeux, et tu te laisses guider. Il y aura toujours un moyen pour progresser. Ou pas. Mais en tous cas, ça ne sera plus à toi de le dire. Et c’est un sacré progrès.

Sans oublier ce qui te fait sourire, la cerise sur le gâteau : Faute d’effectifs, c’est un sport mixte même à haut niveau.

Très bientôt, tu vas donc rejoindre une équipe de basket fauteuil. Dont tu connais l’existence depuis 2 ans.

– Alexandre

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3 réflexions sur “Sans titre

  1. C’est fou à chaque fois ce que ces témoignages me touchent.
    Surtout celui-là je dois dire, comme souvent le thème de transidentité me touche, mon meilleur ami est trans et je ne peux pas m’empêcher de penser à lui.
    Là, il y a aussi la question du handicap.
    Mais c’est très beau de voir comment tout ça se finit en fait. J’aime quand il y a de l’optimisme à la fin, sinon c’est un coup à pleurer ^^’
    Bon courage

  2. L’acceptation de soi passe par l’acceptation de l’autre. En d’autres termes, c’est par et à cause ou grâce à l’autre que l’on se construit -ou pas. S’il n’y avait pas cette interaction, tout serait simple: chacun vivrait comment il l’entend. Malheureusement, il faut toujours être tributaire du regard, de la perception, de l’attitude, du jugement d’autrui. Et s’en émanciper, s’en dégager nécessite une force de caractère et d’esprit au dessus de la moyenne.

    Je vous souhaite d’être vous-même pleinement et ce témoignage est la preuve que vous êtes sur la bonne voie. Le chemin est long et pénible mais il en vaut la peine.

    Courage !

    Chriss 😉

  3. Très beau texte, très bien écrit, et l’emploi de la deuxième personne est puissante : pour vous, qui l’avez écrit, et pour celui qui vous lit. Au-delà de ça, merci pour ce témoignage précieux et longue et belle route à vous.

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